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Festival d'Auvers-sur-OiseOpus 31  
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AUVERS, 31ème ♥♥♥

Pas une minute à perdre, c'est dès le 4 juin que le plus couru des festivals du Val-d'Oise a pris son envol. Voilà plus de trente ans que son directeur, Pascal Escande, mène sa barque en plein pays impressionniste au gré des tendances et des talents émergents du moment. Plus de trente ans de découvertes, le label DiscAuverS est là pour en témoigner, lui qui conserve jalousement la mémoire des premiers récitals d'artistes aujourd'hui incontournables comme Denis Matsuev. Plus de trente ans d'hommages qui resteront pour certains à jamais gravés dans les mémoires, comme celui à Henri Dutilleux l'an passé. Plus de trente ans d'audaces, aussi, car c'est bien à Auvers que les mélomanes découvrirent le chant du monde d'Isabelle Georges et de son Sirba Octet, comme ils ont découvert cette année celui de la très orthodoxe Divna. Plus de trente ans de créations ou de récréations, enfin ! Et cette année n'a pas dérogé à la règle. Outre ses invités prestigieux (Gautier Capuçon, Gundula Janowitz pour une série de masterclasses, Philippe Jaroussky…), cette 31e édition a déroulé le tapis rouge à Charles Gounod, dont on a retrouvé le manuscrit d'un oratorio oublié, Saint François d'Assise. Ce dernier fut donné en recréation mondiale dans le cadre du festival, le 23 juin, non à Auvers mais à Paris, dans l'acoustique majestueuse de l'église Saint Eustache.

Thierry Hilleriteau pour le Figaro

C'est "LE" festival !

Avec Saint-Denis, Auvers est "LE" festival de musique classique du mois de juin en région parisienne Dans des lieux charges d'histoire ou plane l'ombre de Van Gogh, son directeur Pascal Escande fait dialoguer les grands noms de la musique. Cette 31ème édition n'a pas dérogé à la règle : Nelson Freire, Philippe Jaroussky, Gautier Capuçon, Laurence Equilbey et même Gundula Janowitz s'y sont retrouvés. Avec une surprise de taille, la récréation mondiale de I'oratorio Saint-François d'Assise de Gounod, retrouvé dans la bibliothèque de la congrégation des sœurs de la Charité de Saint-Louis !

FigaroSCOPE

Une édition somptueuse

La saison passée, le Festival d'Auvers-sur-Oise avait préparé une édition somptueuse pour fêter son trentième anniversaire. Comme souvent après une telle réussite, il n'était pas évident pour Pascal Escande, directeur de la manifestation, de « relancer la mécanique ». Il y est pourtant parvenu pour la trente et unième édition, jouant plus que jamais la double carte d'une diversité abondante. Diversité des répertoires d'abord: le romantisme, certes, mais aussi les chants de l'Église byzantine avec la formidable Divna et son ensemble Melodi (10 juin). Citons aussi les cinq voix a cappella du Calmus Ensemble Leipzig qui ont apporté un zest de fantaisie, de Bach à Freddie Mercury (24 juin). Auvers-sur-Oise soutient fermement la création avec un compositeur en résidence : après l'hommage à Dutilleux de l'an passé, c'est au tour de Richard Dubugnon (né en 1968) de bénéficier des attentions du festival, avec des pièces instrumentales comme vocales interprétées tout au long du festival. Résurrection du Saint François d'Assise de Charles Gounod confiée aux soins experts de Patrick Marco dirigeant la Maîtrise de Paris, l'Ensemble Aèdes et l'Orchestre Pelléas, avec Jean Guillou à l'orgue. La tradition de découverte de jeunes talents a tout aussi été respectée. On a suivi avec attention le très actif Ensemble vocal Aèdes de Mathieu Romano dans des partitions du XXe siècle, de Debussy, Ravel à Poulenc (5 juin) ou la European Camerata dirigé par Laurent Quenelle qui a entouré, en outre, la jeune et brillante pianiste Lilit Grygoryan (17 juin). Les « stars » ont bien été présentes: Nelson Freire en ouverture (4 juin) et Philippe Jaroussky avec son ensemble Artaserse en clôture (7 juillet), en passant par Gautier Capuçon, Jérôme Ducros et Delphine Capuçon (9 juin), Bertrand Chamayou (1er juillet), Accentus dirigé par Laurence Equilbey et avec Brigitte Engerer (2 juillet) ou encore la flûtiste Juliette Hurel aux côtés de la pianiste Hélène Couvert (6 juillet). Cela valait la peine de passer plusieurs jours à Auvers-sur-Oise !

Yutha Tep pour Cadences

Une belle découverte !

Pascal Escande, grand découvreur de talents s'il en est, a notamment mis a l'affiche de son Festival d'Auvers-sur-Oise le jeune pianiste Kotaro Fukuma (1982), premier prix au Concours de Cleveland 2003. Le Japonais a offert en juin une sélection d'Etudes tirées de différents recueils de Liszt, mais aussi de Liapounov et Ligeti, et a eu le bon goût de ne pas se laisser griser par son exceptionnel brio.

Simon Corley pour Piano "La Lettre du musicien"

31ème Festival d'Auvers-sur-Oise

Comme tous les ans depuis trois décennies, la cité dont le pinceau de Van Gogh immortalisa l'église s'est plongée dans un grand bain de musique. Présence de stars, éclectisme et ouverture à la jeune génération caractérisent une fois de plus le Festival d'Auvers-sur-Oise. Après une soirée inaugurale avec Nelson Freire, tous les goûts trouvent à se satisfaire dans une affiche où le piano est très présent avec de jeunes virtuoses et poètes tels que Bertrand Chamayou ou Kotaro Fukuma ; et les frères Capuçon et Jérôme Ducros ou le Duo Hurel-Couvert ont assurés par ailleurs de belles soirées Chambristes. Les férus de musique vocale n'ont pas moins été gâtés avec Philippe Jaroussky dans un feu d'artifice vivaldien, ou l'ensemble vocal Aedes. Cette excellente formation a participé à la récréation du Saint-François d'Assise de Gounod, un concert événement dirigé par Patrick Marco qui eut exceptionnellement lieu à Paris, en l'église Saint-Eustache.

A nous Paris



 
     
 
Vous êtes en train d'écouter quelques extraits du premier CD «Live à Auvers-sur-Oise"
de la Maîtrise de Paris sous la direction de Patrick Marco…
Ici le "Es Sungen Drei Engel"de Gustav Mahler
suivi d'un extrait du "Songe d'une nuit d'été" de Felix Mendelssohn Bartholdy.